CURIEUX DU MONDE

L'étranger est un ami que l'on n'a pas encore rencontré.

3 mars 2017
par admin
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Dans le grand désert blanc…

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Notre refuge du Kerlingarfjoll est blotti en plein désert du centre de L’Islande, entre le glacier du Langjökull et celui du Hofsjökull, à plus de 90 km du plus proche village.

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Dès que le temps le permet, cette situation nous offre de magnifiques randonnées en raquettes, guidées par Sylvain Chermette notre accompagnateur expérimenté.

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On ne plaisante pas avec la sécurité dans ces montagnes glacées, par moins dix degrés, sans secours proches.

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Après une matinée de marche, de lointains relents caractéristiques d’œuf pourri et des panaches de fumée nous indiquent que nous atteignons la zone de solfatares.

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Il s’agit de zones volcaniques où se dégage, par des fissures, de la vapeur d’eau à température de 100 à 300 degrés, contenant de l’hydrogène sulfuré.

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C’est l’occasion de faire voler le drone dans ce paysage somptueux.

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Nous sommes éblouis par cette immensité vierge de toute trace d’activité humaine.

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PS: n’oubliez pas de « cliquer » sur les photos si vous souhaitez les agrandir.

25 février 2017
par admin
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Aurores boréales

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Nous enchaînons avec audace les déserts extrèmes : après le Danakil et ses 45°, nous voilà partis dans le grand désert blanc du centre de l’Islande!

Après un passage par les site classique du geiser qui a donné son nom au phénomène, le Geysir,

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Nous découvrons les chutes partiellement glacées de Gullfoss.

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Et puis on ose quitter l’univers balisé pour chercher notre chemin sur de vagues pistes enneigées.

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Les véhicules ont été préparés localement pour ces expéditions et nos chauffeurs spécialisés, appelés « Jeepers », se dirigent uniquement au GPS dans un environnement uniformément blanc et cotonneux.

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Après 3 heures de tâtonnements et de progression laborieuse, le temps se calme et nous découvrons notre refuge recouvert d’une magnifique poudreuse.

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Le temps de s’installer, le temps se dégage et, miracle! Les vents solaires réagissent au contact de notre atmosphère boréale et les aurores se dessinent pour progressivement illuminer les cieux.

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À l’œil les lueurs nous apparaissent laiteuses avec quelques nuances de vert, de bleu et de rose.

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Ces couleurs sont exaltées par les capteurs de nos appareils qui sont bien plus sensibles que nos simples yeux humains.
C’est vraiment magique!

25 janvier 2017
par admin
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Les Karos

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Très petite population d’un millier de personnes, répartie dans seulement trois villages sur les bords de la rivière de l’Omo, ce peuple de pécheurs ( kara signifie poisson) a manqué de disparaître à cause du paludisme et de la mouche tsé-tsé.

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Les karos ont de nombreux points communs avec les Hamars comme l’initiation des garçons , la polygamie, leurs vêtements en peaux, l’utilisation de beurre et d’argile rouge dans leur cheveux…

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Ils affirment cependant leur singularité par des cheveux courts, le port de nombreux colliers de grosses perles et surtout leurs peintures corporelles blanches au gré de leur inspiration: points, rayures, visages ou corps …

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Une belle rencontre!

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25 janvier 2017
par admin
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L’initiation des jeunes hommes Hamar

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Le jeune homme Hamar ne peut se marier qu’en réussissant une cérémonie rituelle qui consiste à courir sur le dos d’au moins huit Zébus positionnés côte à côte.

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Dans un bel élan souple le jeune saute sur le dos du premier zébu et doit poursuivre sa course jusqu’au dernier sans tomber!

S’il échoue, il plonge sa famille dans la honte et doit attendre une année entière avant de recommencer cette épreuve.

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Aussi, pour soutenir le futur initié et faire monter la tension à son paroxysme, les femmes de son entourage proche vont danser pendant des heures en chantant, des clochettes assourdissantes accrochées à leurs mollets.

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Mais l’encouragement ne s’arrête pas là et c’est bien pour nous, la partie la plus saisissante de ce rituel : ces femmes vont volontairement se faire fouetter par des jeunes récemment initiés!

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Une violence recherchée et consentie!

Car pour être fouettées, les femmes doivent d’abord provoquer les hommes, les interpeller, les injurier même, sauter à pied joint devant celui qu’elles ont choisi et recevoir un seul coup cinglant sans aucune plainte afin de prouver leur courage et leur solidarité avec le futur initié. Il arrive même qu’elles se battent entre elles pour être celle qui sera fouettée le plus grand nombre de fois.

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Celles arborant un dos zébré de nombreuses cicatrices seront d’autant plus respectées.

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Cette ethnie Hamar nous désoriente: révulsés par la sauvagerie de ces comportements et intrigués par la recherche dans leurs parures, leurs habits de peaux et surtout la chevelure des femmes enduites de beurre et d’argile rouge au caractère si singulier.

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25 janvier 2017
par admin
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Les Mursis

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À peine 7000 individus, les Mursis vivent en nomade entre les rivières Omo et Mago, dans une zone aride très reculée.

Les Mursis sont de redoutables guerriers réputés pour leur agressivité.

Grâce à l’importance de leur cheptel, c’est probablement une des tribus les plus riches de l’extrême Sud de l’Ethiopie.

Les mariages se négocient par une dote de 30 zébus et d’une kalachnikov offerte au père de la mariée. Les pères sont donc ravis d’avoir des filles qui les enrichissent.

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Les femmes sont connues pour leur disque labial, dont le diamètre augmente en fonction de la richesse de leur famille et indique l’âge de la puberté . Pareillement, leurs oreilles sont percées et déformées par de larges boucles d’oreilles.

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Pour les cérémonies, elles revêtent des peaux de chèvre et portent des coiffes plus extravagantes les unes des autres, très personnalisées selon l’inspiration de chacune et principalement composées de cornes de Zébus, de défenses de phacochères et de végétation.

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Hommes et femmes aiment se parer de nombreux bracelets et la scarification, comme parures corporelles, est également pratiquée par les deux sexes. En revanche, c’est une des rares tribus où les filles ne sont pas excisées.
Pour les grandes rencontres rituelles, les hommes Mursis s’affrontent avec leur Donga, grand bâton, dans un combat violent et sanglant dont le but est d’affirmer sa force et sa virilité.

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Alors que nous avons roulé des heures sur des pistes très difficiles pour les rencontrer, nous avons été sidérés d’apprendre que prochainement une usine sucrière, aux capitaux chinois, allait s’installer dans cette zone protégée, pomper l’eau des fleuves et les rendre dépendants à terme d’aide alimentaire.
Pourquoi voler à ce peuple si fier leur bout de nulle part?

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18 janvier 2017
par admin
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Erta Ale: terrifiant, fascinant!

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Le volcan de l’Erta Ale se situe dans le Nord de la Vallée du Grand Rift, dans la dépression Afar, un des endroits les plus inhospitaliers de la planète, le désert du Danakil.
Son approche est difficile: des pistes de sable si farineuses que même les 4×4 s’y ensablent souvent, puis une traversée de zone de lave de plus de 20 kms qui prend bien deux heures pour la franchir!

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Cette lave ne provient pas des débordements des volcans alentours mais du jaillissement de magma au travers de failles qui s’ouvrent constamment dans cette région.
Ici, la terre n’a pas fini de naître. Les trois plaques tectoniques: africaine, somalienne et arabique ne se télescopent pas mais au contraire s’écartent en se déchirant par des fractures qui se re comblent pour s’ouvrir à nouveau. Il est prédit que d’ici 300 millions d’années naîtra ici un océan aussi grand que l’Atlantique…
En attendant, notre expédition n’est pas encore terminée : de nuit, à la fraîche par 30 C, nous marchons nos 11 kms pour atteindre le sommet du volcan.

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De jour nous découvrons une grande caldeira où coexistent deux cratères actifs, son fond est tapissé de coulées de lave plus au moins chaudes, à surface plissée appelées des cordées et parsemés de Cheveux de Pelé qui scintillent au soleil.

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Il faut d’abord apprendre à marcher sur la lave très cassante, qui peut à tout instant céder sous notre poids et nous entailler sévèrement les jambes. Toute notre attention est focalisée sur ce nouvel exercice: tester avec le bâton de marche, poser les pieds sur les cordées, éviter les surfaces lisses, repartir son poids et quand ça craque( ce qui arrive bien sûr) avancer vite sur l’autre jambe pour ne pas s’enfoncer.

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Le cratère Nord dégaze fortement et les fumerolles présentes en permanence justifient bien le nom Afar de Erta Ale : Montagne Fumante. Malgré la protection de nos masques nous restons vigilants à la toxicité des gaz et des acides.

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Il s’est formé récemment un nouvel hornito que nous approcherons avec la conscience d’une prise de risque certaine.
Le bruit constant des gaz, la chaleur, les nouvelles formations de lave sont envoûtants.
Cependant, nos pieds commencent à chauffer au travers de nos chaussures et nous sentons nos semelles se ramollir…il est temps de bouger!

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Le clou du spectacle est évidemment l’autre cratère rempli à ras bord de magma: un lac de lave permanent ,bouillonnant à 1200C, que nous pouvons approcher à moins de deux mètres !

Terrifiante et fascinante expérience que cette proximité avec le magma du centre de la terre!

L’activité est intense tout autant que nos émotions !

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Au contact de l’air, il se forme sur le lac une croûte de lave refroidie qui, animée par de puissants courants de convection, crée des vagues qui vont frapper contre les lèvres du cratère, prêtes à déborder….
S’ajoutent à cela, les remontées régulières de gaz volcaniques qui transpercent cette croute par des fontaines de lave allant jusqu’à 5 mètres de hauteur, projetant tel un feu d’artifice de la matière incandescente dans le ciel.

Dans la nuit le spectacle est magique!

14 janvier 2017
par admin
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Le Dallol haut en couleurs

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En plein désert du Danakil, le Dallol est un volcan étonnant, véritable dôme de sel parcouru de canyons abrupts, accueillant des vasques d’acides multicolores et parsemé d’une multitude de formations: cristallisations, fleurs de soufre, piliers de sel, geysers et autres cheminées de fées.

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Ces merveilles résultent d’une intense activité hydrothermale: les eaux des pluies, après s’être infiltrées et rapprochées du magma tout proche (environ 4000 m seulement) vont ensuite remonter à la surface sous forme de gaz et de fluides chargés de sel et de minéraux.

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Extraordinaire beauté incroyablement dangereuse: les émanations sont toxiques, nous guettons chaque changement de vent et nos masques à gaz sont à portée de main.

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Surtout pas de faux pas, ces magnifiques vasques sont très acides, avec un PH proche de zéro!

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NB: n’oubliez pas qu’en cliquant sur les photos elles apparaissent en plein écran.  Sur la dernière vous nous reconnaitrez, il s’agit de la première photo prise avec notre drone, initiative très audacieuse compte tenu de l’omniprésence des multiples lacs d’acide!

 

13 janvier 2017
par admin
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Les descendantes de la Reine de Saba

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La beauté des Ethiopiennes du nord du pays est saisissante, quel que soit leur statut; étudiantes, serveuses, institutrice, vendeuse de rue, enfant du village ou belle dame se rendant à une fête, elles sont toutes les superbes descendantes de la reine de Saba!

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13 janvier 2017
par admin
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Le sel du Danakil

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C’est d’abord l’histoire d’une mer qui s’est faite piéger par des coulées de lave il y a environ 80 000 ans et qui, coupée de la mer rouge, s’est graduellement évaporée pour ne plus laisser que la dépression du Danakil , à moins 130m d’altitude.
Le Danakil est maintenant un des déserts les plus chauds de la planète, et pas simplement à cause du conflit permanent avec l’Erythrée toute proche.

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C’est ensuite l’histoire d’un pays, l’Ethiopie, qui par sa très grande diversité géographique et son dynamisme rural accueille une cheptel de plus de 150 millions de têtes de bétail ( zébus, chèvres, moutons et autres dromadaires). Tous animaux qui ont un besoin vital de sel pour leur équilibre alimentaire.

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C’est enfin l’histoire d’un peuple farouche, les Afars, qui exploite depuis 3000 ans la seule ressource de leur territoire inhospitalier: l’épaisse couche de sel déposée par cette merveille mer disparue, dont il ne reste comme autres témoins que de délicats fossiles de coraux.

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Quotidiennement les caravanes descendent des montagnes pour s’enfoncer au cœur du désert rejoindre les travailleurs du sel.

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Aux tigréens le sale boulot de casser l’épaisse couche de sel et de la soulever par effet de levier.

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Aux fiers Afar le noble travail de la découpe des briquettes de sel de 7 kgs.

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Les outils et les gestes restent strictement inchangés depuis des millénaires…

Les briquettes sont ensuite achetées et liées par paquets équilibrés, adaptés à la capacité de chaque animal de bât.

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Et puis au coucher du soleil, lorsque la température redescend en dessous des 45/50 degrés habituels de la journée, les acheteurs du matin repartent vers les montagnes et le marché de Mekélé, le centre économique de la région à 3 jours de marche pour y revendre leur cargaison avec un profit mérité!

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7 janvier 2017
par admin
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Les églises monolithes de Lalibela

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C’est au 3e siècle après J.C. qu’un roi du puissant royaume d’Aksoum s’est converti au Christianisme et a fait de l’Ethiopie la première et plus importante communauté chrétienne orthodoxe d’Afrique durant quatre cents ans.

S’ensuit une longue période d’islamisation, et à la fin du 12ème siècle, le recul des chrétiens en Terre Sainte face aux musulmans qui ont repris Jérusalem en 1187 est tel qu’il est difficile d’entreprendre des pèlerinages sur le tombeau du Christ

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Aussi, vers 1200, le roi Labilela fait de sa foi chrétienne un acte politique fort pour s’imposer face au monde musulman et crée dans sa nouvelle capitale une »Jérusalem noire » en édifiant de nouvelles églises.

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La légende veut que ce roi fut guidé dans le choix des lieux par l’archange Gabriel, qui exigea que chaque église soit construite à partir d’une seule pierre. Aidés la nuit par les anges, plus de 4000 ouvriers vont creuser pour réaliser 11 églises monolithes uniques.

L’originalité de ces constructions monolithes est qu’elles sont creusées directement en partant de la surface du sol naturel jusqu’à plus de treize mètres de profondeur, sans taille préliminaire pour dégrossir la construction.  Tout a été taillé au fur et à mesure: l’extérieur, l’intérieur et les ornements!

Les archéologues ont démontré qu’existaient déjà, depuis deux siècles, des bâtiments troglodytes et monolithes que le roi Lalibela transforma en lieux de culte, en même temps qu’il faisait réaliser de nouvelles églises.

 

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Notre passage en ce début janvier correspond à la veillée de Noel pour les Orthodoxes selon le calendrier Julien: un moment de ferveur intense pour les croyants qui vont se presser en masse pour obtenir leur place dans l’enceinte de l’église et prier pendant d’interminables messes psalmodiées par les prêtres.

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Bien que compressés dans des bains de foule étouffants, nous n’en sommes pas moins émus de leur piété sincère, même si nous ressentons parfois dans cette quête frénétique une sorte de superstition…

L’objectif est de rentrer dans le chœur jusqu’à atteindre le prêtre pour obtenir une bénédiction.

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La piété est intense pour certains,

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tandis que pour d’autres il s’agit de monnayer quelque pseudo bénédiction,

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ou bien de se retrouver au plus près des festivités.

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